Pour construire un IMOCA… Les étapes de la construction de la maquette en Arts Plastiques

Pour construire un IMOCA…
Il faut des années d’études techniques, des mois de construction navale hi-tech, des milliers d’heures et des millions d’euros pour construire un IMOCA capable de prendre le départ du Vendée Globe. 18,28 mètres de long, 4,5 m de large, 30 mètres de mât au-dessus du pont et jusqu’à 580 m2 de voilure !
Difficile de fabriquer un tel monstre dans la cour du collège. En revanche, les architectes de marine sont toujours passés par la réalisation de maquettes pour visualiser leurs créations avant de les donner en modèle aux charpentiers.
Alors va pour une maquette. Échelle : 1/40eme. Matériaux : médium de bois, papier cartonné pour les voiles et haubanage en fil de coton tressé. Matériel : cutter, colle à bois et pinceau, scotch de peintre ...et beaucoup de patience et de minutie !
Les éléments ont été dessinés et découpés au laser par la société IMOC’UP (contraction de IMOCA et mock-up - maquette en anglais !).
Première étape, ouvrir l’emballage et bien étudier les pièces et le plan de montage. On squatte une table au CDI et on se met au travail avec quelques groupes d’élèves du projet qui se succéderont sous l’œil attentif de M. Toussaint. Dégrappage des pièces du ber (qui supportera la maquette), et des 24 couples quoi vont donner sa forme à la coque. Montage à blanc des couples sur la quille… tout va bien. On peut coller !
Une fois la coque montée, on installe le mât et la bôme. Là encore : mise en place, vérification, validation et collage.
Notre IMOCA commence à ressembler à ses grands frères des Sables d’Olonne !
Maintenant, il faut gréer la bête : la grand-voile est fixée au mât et tendue sur la bôme. Le génois sera étarqué sur un des haubans qui relie la tête de mât à la proue du voilier.
Dernière étape : la pose des cordages : écoutes, drisses, haubans… attention, on ne dit jamais le mot corde sur un bateau (il n’y en avait que deux sur les bateaux anciens : celle utilisée pour pendre un éventuel mutin et celle pour sonner la cloche lors de l’immersion de son corps !).
Voilà, après quelques heures de montage méticuleux et soigné, on installe les deux hydrofoils (qui permettent aux IMOCA de voler au-dessus des vagues) et les safrans (gouvernails). Il ne reste plus qu’à exposer cette véritable sculpture contemporaine à la vue de tous. Admirez-la. Prenez-en soin (elle est fragile) et félicitez les maquettistes de 5°D qui ont fait un si beau travail !